Outils pour écrire et créer des histoires

Dans cet article, vous trouverez des outils pour amorcer votre créativité dans le champ de l’écriture. Toute personne peut écrire, sans vouloir devenir un Victor Hugo ou une Amélie Nothomb !! ou …

Je vous apporte des outils issus, pour une part, du livre la grammaire de l’imagination de Gianni Rodari et d’autre part de différentes approches…

Écrire est un acte qui nous ouvre à nous-même.

Mais souvent, nous pensons que ce n’est pas pour nous. Nous nous sentons indigne ou nous estimons que nous n’avons rien à dire, à partager.

Non seulement, écrire ne signifie pas que nous sommes contraints de publier nos écrits, sinon les librairies crouleraient sous les journaux intimes qui sont une forme d’écriture… Et écrire ne signifie pas que nous devons manier une langue avec un vocabulaire châtié et policé…

Écrire est une façon d’extérioriser ce qui est en nous. Nous avons juste besoin de soutien pour amorcer notre élan. C’est ce que je vous propose en vous apportant différents outils.

Sentez-vous libre de prendre certains et d’en laisser d’autres de côté. La diversité des outils vise à permettre à chacune et chacun de trouver dans ce bric-à-brac ce qui lui convient le mieux. Pour cela, testez !! Si cela ne marche pas du premier coup, ne baissez pas les bras, réessayer, changez d’outils, puis revenez à un qui n’a pas d’abord fonctionné, ce n’était peut-être pas le bon moment…

En premier lieu, je propose différentes portes d’entrée pour amorcer la mise en route et dépasser le stress de la page blanche. Il suffit de jeter un premier mot pour que votre page ne soit plus blanche et ouvre votre univers et l’expression de vous-même!

1. La porte d’entrée :

Les portes d’entrée sont des amorces pour vous aider à trouver des idées, le thème, le style de ce que vous voulez écrire.

  • Écoute d’une musique
  • Une image qui nous parle, nous interpelle
  • un binôme imaginatif
  • une banque de matériaux autour d’un thème prédéfini
  • sa propre imagination

Si vous êtes plutôt sensible à la musique, l’écoute d’une musique pourra éveiller en vous des impressions, des émotions, des images et des lieux que vous associez à celle-ci. Vous pouvez aussi simplement laisser venir un ressenti. Laissez votre intuition vous donner une idée, une piste à creuser…

Si vous êtes plutôt visuel, regardez une image qui vous touche particulièrement. Cela peut vous emmener dans votre univers intérieur. Associez les autres sens, l’ouïe, l’odorat, le goût, le toucher pour trouver des sensations, émotions, ressentis, situations qui pourraient avoir lieu dans ce décor…

Si vous aimez jouer avec les mots, le binôme imaginatif peut être une idée pour vous. Il s’agit d’associer ensemble deux mots qui n’ont a priori rien avoir ensemble. Gianni Rodari donne l’exemple de l’association des mots « chien » et « armoire ». Si ces deux mots sont deux éléments essentiels de notre histoire que va-t-il se passer? Laissez partir votre imaginaire…

Si vous avez besoin d’avoir tout le matériel sous la main pour fabriquer quelque chose, alors il pourra vous être bon de rassembler tout ce qui servira à bâtir votre histoire: le thème, le style (policier, aventure, récit de voyage,…), les lieux, les personnages, les émotions liées au thème, etc…

Vous pouvez aussi faire le choix de simplement fermer les yeux et laisser venir le bout de la pelote de laine que vous allez défaire pour tricoter votre histoire.

Je vous propose ci-dessous quelques thèmes avec pour chacun des musiques, une image, des idées…

Explorez mais pas trop !L’important est de vous lancer. Ne vous jugez pas, faites-vous plaisir, cela ne sera pas noté et vous pourriez découvrir des perles que vous avez caché en vous!!

2. Pistes proposées

LA PEUR, LE SUSPENSE, RÉCIT D’HORREUR

Voici quelques musiques. Ce sont toutes des musiques libres de droit. Vous pouvez donc lire ensuite votre histoire sur la musique en fond sonore…

Action Time
Apprehensive_at_Best
Dramatic Swarm
Ghost_chase_Thriller
King’s Men

Quels lieux sont associés à la peur pour vous? la nuit, une cave, un grenier, un souterrain, une maison hantée ou abandonnée, un lieu désert, un trou noir, la forêt,…

Quelles peurs avez-vous? De quoi? De qui? Utilisez vos peurs et jouez avec… C’est une façon de les apprivoiser par l’écriture…

Voici quelques photos mais vous pouvez en trouver qui vous impactent plus!!

un lieu naturel qui est inquiétant pour vous…
une situation qui peut engendrer de la peur, une situation inconnue…
Cette bébête ou une autre
Cette demeure ou un autre lieu qui vous effraie

LE VOYAGE

Bed and Breakfast
Birds in Flight
Mirage

Qu’est-ce qui vous fait voyager ou rêver? Vers quelles destinations désirez-vous aller? Quelle partie du monde ou de vous-même voulez-vous visiter? Le voyage pour fuir, pour découvrir, pour se connaître, pour rêver, pour inventer, pour créer,…?

Comment voulez-vous voyager? Un road trip à pied, dans l’orient-express, en montgolfière ou sous-marin…? Qui allez-vous rencontrer? Qu’allez-vous visiter? Quelles aventures allez-vous vivre? Allez-vous sortir de vos zones de confort?

Dans le désert, sac à dos ou en 4X4,…
En montagne, avec les bêtes sauvages, en solitaire ou en groupe…
Sur une île déserte ou une plage bondée… En bateau ou rafiot…
Sur la route 66 ou les sentiers…

L’ENFANCE OU L’IMAGINAIRE

Brain Trust
English Country Garden
Happy haunts
Waterfall

Retrouver la simplicité et la légèreté de l’enfance pour écrire, pour imaginer.

Qu’est-ce qui vous faisait rêver étant enfant? Comment vous voyiez le monde à cette époque? Avez-vous un souvenir marquant, votre madeleine de Proust qui pourrait être le point de départ de votre histoire? Aviez-vous une personne qui était importante pour vous, un grand-père, une grand-mère ou…?

Y a t’il un lieu d’enfance qui reste un endroit magique? Un événement qui a été marquant, voire traumatisant? Cela pourrait être l’occasion de décharger les émotions qui sont demeurées accrochées à ce moment précis….

Quel imaginaire d’enfant aviez-vous?
Quels jeux aimiez-vous? Avec qui jouiez-vous?
Aviez-vous un doudou, un objet important pour vous? Vous pourriez le faire parler et imaginer son histoire, ou raconter sa perte et comment vous avez réussi à le retrouver ou…
L’enfance, c’est l’âge des questions, des pourquoi… Vous pourriez choisir une question existentielle et partir dans des réponses imaginaires…

L’HIVER, NOËL

Carol of the bell
Christmas Homecoming

La période de l’hiver avec ses journées courtes et froides, la neige, les fêtes de fin d’année et la féérie ou mélancolie qu’elles véhiculent forment un champ riche en émotion et en imaginaire.
Comment avez-vous vécu enfant cette période? Comment auriez-vous rêvé la vivre? Quels symboles porte cette période pour vous? Retrouvez et recréer l’ambiance de cette période, les senteurs, les sensations liés au froid, être près d’un bon feu de cheminée. Puisez tout autant dans vos souvenirs que dans votre imaginaire… Où auriez-vous rêvé passer Noël?

La magie de Noël, ses couleurs, ses lumières….
Ses contes et légendes …
L’ambiance de l’hiver…
Monde transfiguré par l’hiver qui peut devenir irréel sous la neige, sous la glace…

VOYAGE DANS LE TEMPS : PASSE, FUTUR

LE PASSE

Bellissimo
Invitation of the Castle Ball

Plongez dans un passé lointain ou mystérieux, dans votre généalogie ou dans un temps que personne ne connaît plus dans un pays connu ou mystérieux… Relevez les écarts entre la culture actuelle et ce monde, ce qui est absent, ce qui était un plus ou un moins par rapport à aujourd’hui…

Un passé caché, honteux, un secret de famille, une dynastie déchue, un monde perdu dont il n’y a plus de traces…
Un monde de châteaux ou de huttes de paille dans une société organisé autrement…

LE FUTUR

Realization
The new order

Quel monde pour demain? Quelle planète? Quelle vie et quelles organisations? Quel rapport à la nature, à l’autre, aux machines ou à leur absence? Un retour ou une avancée? …

Quelle apparence aura le monde? Où vivrons-nous? Que ferons-nous?
Quel rapport aux objets, aux autres, à la technique?…

D’autres pistes d’écriture viendront …

Allez-y, osez. prenez votre plus beau stylo et écrivez en vous laissant guider par votre intuition, votre imagination. Faites-vous confiance….

Lettres à un jeune poète de Rainer Maria Rilke

Lettres à un jeune poète de Rainer Maria Rilke

Première lettre

Même si dans les lettres Rilke s’adresse et répond aux questions d’un jeune poète. Nous pouvons en retirer de nombreux enseignements. Cette première lettre aborde la question des œuvres d’art, en particulier la vie permanente dans le temps d’une œuvre d’art comparée à la nôtre qui passe. Mais explorons ce qui nous touche tous. Il répond à ce jeune poète qui cherche des conseils et des réponses à l’extérieur de lui-même. Rilke l’amène à se tourner vers l’intérieur :

Puisque vous m’avez autorisé à vous donner quelque conseil, je vous prierai de cesser tout cela. Votre regard est tourné vers l’extérieur, et c’est d’abord cela que vous ne devriez désormais plus faire. Personne ne peut vous conseiller ni vous aider, personne. Il n’existe qu’un seul moyen: plongez en vous-même, recherchez …

lettre du 17 février 1903 RM Rilke

Il l’invite à se poser des questions. Ces questions visent à explorer ce qui est essentiel pour soi, ce qui est vital. En effet, un des chemins pour trouver notre chemin est de chercher les réponses qui sont en nous. Les autres peuvent également être un miroir pour nous aider à refléter ce qui émane de nous. Néanmoins, regarder en soi en s’interrogeant: est-ce essentiel pour moi? Est-ce une nécessité? Puis-je faire autrement?

Il ouvre tout un champ que tout chacun peut explorer avec créativité, sa vie et en particulier son enfance.

Pour celui qui crée, il n’y a pas, en effet, de pauvreté ni de lieu indigent, indifférent. Et quand bien même vous seriez dans une prison dont les murs ne laisseraient rien percevoir à vos sens des bruits du monde, n’auriez-vous pas alors toujours à votre disposition votre enfance, sa richesse royale et précieuse, ce trésor des souvenirs?

lettre du 17 février 1903 RM Rilke

Il développe tout ce qui peut être dévoilé et relève que ce regard intérieur apportera des fruits peu importe l’issue et les réponses aux questions que nous nous posons…

Il termine sur un conseil qui vient conforter le premier. Il propose d’obéir à sa propre évolution en écoutant ce qui est en soi et en lâchant les conseils extérieurs.

Ce que dit Rilke est très juste. Il rejette les conseils extérieurs qui ici dans la quête du jeune poète -qui est de savoir s’il est fait pour être poète-n’apporteront que discorde, conflit, doute. Dans d’autres contextes, nous pouvons nuancer ces propos. L’apport extérieur peut être utile sous certaines conditions :

Les conseils en tant que tels sont a priori à proscrire car ils sont généralement des projections de nous-même sur l’autre. Par contre si le domaine nous est connu, nous pouvons apporter des informations qui donnent à la personne des éléments pour élaborer sa propre réponse. Nous pouvons si nous connaissons suffisamment la personne lui renvoyer ce que nous percevons d’elle qui serait en adéquation ou non avec le domaine en question. Par exemple, une personne très tournées vers les autres et qui s’interroge sur son orientation dans le champ du social, nous pouvons lui renvoyer en miroir des situations où elle mettait en action ces compétences de savoir-être. Nous sommes souvent aveugles sur ce qui est souvent évident pour les personnes qui nous connaissent…

Et vous, comment êtes-vous touché par cette lettre? Si vous en étiez le destinataire, qu’en retiendriez-vous?

Actualités

Atelier découverte Postures&Communication

Dans le cadre d’une exposition sur le corps à l’esprit TK, je propose un atelier découverte pour les entrepreneurs et managers.
Trois thématiques seront abordés durant l’atelier par des mises en situation concrètes et des outils permettant de mieux appréhender le rapport à son corps et son corps en relation avec les autres en particulier dans le monde du travail. La courte vidéo de présentation vous en donne un aperçu, sans tout dévoiler, car cela gâcherait le principe de la découverte. Vous avez également en pièce jointe l’essentiel des éléments nécessaires pour vous inscrire à cet atelier.

Accompagnement Collectif à la Qualité de Vie et des Conditions de Travail

J’accompagne également en collectif par des ateliers, formations, cours en groupe qui permettent aux structures et entreprises d’améliorer leur Qualité de Vie et des Conditions de Travail.

Je vous renvoie à la rubrique Accompagnement Collectif à la QVCT.

Vous y trouverez mon approche, ma vision et les 4 axes sur lesquels je travaille pour favoriser l’amélioration de la QVT en mettant l’humain au centre du système travail.

Travail de Transformation

Dépassez ce qui vous bloque, vos freins en faisant la clarté en vous. Accédez à votre singularité qui fait de vous un être unique avec vos potentialités, compétences, valeurs, sens que vous donnez à votre vie… Transformez votre vie en ancrant votre persévérance sur qui vous êtes vraiment.

Chefs d’entreprise, managers, salariés,

vous avez l’impression de piétiner, de ne plus avancer, de ne pas trouver de solutions,

vous procrastinez, vous vous éparpillez,

vous ne savez plus où sont vos priorités,

vous êtes dans le flou,

vous êtes fatigué ou ressentez un mal-être,

vous avez perdu le sens de ce que vous faites, de qui vous êtes,

vous voulez faire la clarté en vous,

vous voulez mieux communiquer et diriger, en finir avec le stress,

les conflits insolubles, les peurs insurmontables,

les relations incontrôlables, le perfectionnisme inutile,

le faire plaisir à autrui en vous oubliant vous-même…

Venez vous découvrir ou redécouvrir en profondeur et en vérité,

pour faire pleinement avec qui vous êtes,

pour gagner en sens, en énergie, en singularité, en efficacité juste.

Je suis Christian Gaudry. Je suis sensible aux personnes qui éprouvent le besoin ou l’envie d’évoluer dans leur vie. Je vous propose un accompagnement qui vous permettra de dépasser vos freins, de clarifier vos projets, de vous fixer des objectifs et de les atteindre. Mon accompagnement a pour but de mettre fin au manque de clarté, d’engagement vis-à-vis de soi, et de persévérance. Ensemble, nous définirons ou redéfinirons votre singularité.


06 09 97 23 41 christian.gaudry@yahoo.fr


Ma posture d’accompagnant est celle d’un allié qui conseille avec des outils pratiques et adaptés, en toute confidentialité. Mon intention est de vous aider à faire la clarté et devenir qui vous êtes vraiment dans toutes les sphères de votre vie.

Mes méthodes varient en fonction de votre personnalité. A l’issue du premier rendez-vous, nous calibrons ensemble l’accompagnement, à durée variable, dans une formule sur-mesure. Par la suite, nous explorons ensemble votre parcours de vie pour déceler votre mode de fonctionnement profond. Enfin, nous approfondissons vos besoins, vos émotions, votre créativité et vos potentialités, afin de vous autoriser à puiser et exploiter vos ressources. Enfin nous ancrons cela dans le temps pour que vous persévériez dans l’engagement qui sera le vôtre.

Les rendez-vous sont en fonction de votre disponibilité ; à domicile, dans mon cabinet ou par Skype. Les séances, à durée variable, sont espacées selon votre besoin. Plusieurs formules sont proposées.

Ma bio : passionné et curieux de tout ce qui peut faire sens et construire le monde de demain, je forme et accompagne les individus et les groupes depuis plus de vingt-cinq ans. La quête du sens est le fil rouge de ma vie professionnelle et personnelle ; elle m’a amené à me former dans de nombreux domaines : didactique et pédagogique ( formateur pédagogique, enseignant et directeur d’école ), psychologique ( psychopraticien et analyste), artistique (art-thérapie et création de spectacles). Je suis thérapeute auprès de créateurs de projets ou d’entreprise, de managers. Par ailleurs, je suis auteur d’un livre théorico-pratique sur la Créativité et l’innovation managériale.

Je suis un optimiste réaliste qui croit en des valeurs fortes et met l’humain au centre.

La qualité de vie et conditions de travail, est-ce rentable et utile ?

Les financeurs veulent que l’argent investi dans les formations, les accompagnements et coachings ait un bénéfice immédiat et rapide pour l’entreprise ou la structure.

C’est tout à fait normal et logique. Il n’y a rien de choquant en cela. Or, investir dans la QVCT, c’est investir dans l’humain. Cela pose question car il est plus difficile de peser les bénéfices récoltés quand l’investissement porte sur l’humain. Travailler les savoir-être, les soft skills, même si cela est à la mode, laisse beaucoup de personnes perplexes, compte tenu de la difficulté à mesurer l’efficacité de telles investissements.

Et pourtant, c’est peut-être le levier le plus prometteur de croissance, s’il est bien traité et accompagné. Il est vrai que sous le vocable de QVT, nous pouvons y mettre tellement de choses que le tout et le n’importe quoi peut s’y infiltrer.

Il est donc nécessaire de définir en premier lieu clairement les objectifs visés dans la mise en place d’actions pour l’amélioration de la qualité de vie au travail.

Cela signifie savoir ce qui peut être amélioré et connaître les leviers humains qui vont engendrer des bénéfices réels dans le rendement de l’entreprise. Certains leviers humains, comme nous le verrons, permettent d’agir sur le fonctionnement de l’entreprise et d’améliorer de façon non négligeable la performance de celle-ci.

Avant cela, relevons trois biais qui faussent la perception et réduit l’intérêt d’investir dans l’humain :

Le premier biais est de penser que c’est à chaque personne de travailler sur soi et prendre soin de soi, si elle le désire. Cela induit que ce n’est pas le rôle de l’entreprise d’aller sur ce champ-là et que ce serait donner, en plus, l’impression d’être sous le joug d’une vision paternaliste envers ses employés.

Le deuxième est de croire qu’il est trop complexe d’agir dans ce domaine, que ce sont aux employés de se plier aux fonctionnements de l’entreprise. De ce fait, les efforts sont alors investis pour formater les employés à l’entreprise. Ce choix de vouloir formater les humains à la philosophie de l’entreprise, les faire entrer dans un moule et que rien ne dépasse de ce beau cadre donné en vitrine à l’extérieur est inopérant et ne résiste pas longtemps à la réalité du terrain. C’est un leurre tentant dans lequel beaucoup d’énergies sont dépensées pour un résultat très médiocre.

Le troisième est de se centrer sur les savoirs et savoir-faire qui sont des domaines plus facilement maîtrisables de fait.

Cependant, « Travailler » sur le facteur humain est peut-être même la composante la plus propice à faire la différence entre deux entreprises concurrentes. Les savoirs et savoir-faire sont partagées par tous. Il est plus facile de faire monter en compétences dans ces champs-là, car ils sont clairs et circonscrits. Il s’agit d’apprendre une nouvelle technique, savoir utiliser tel matériel, tel logiciel, etc… Et dans cette configuration, la mise en place d’une formation est suffisante pour maîtriser ce nouvel outil et nous pouvons mesurer rapidement l’efficacité de la formation.

« Travailler » sur l’humain est, en effet, plus complexe mais il rapporte davantage ; si nous osons investir dans ce champ ouvert et prometteur.

Il est nécessaire de dépasser ces trois biais pour pouvoir accéder à une certitude fondamentale qui est de croire aux potentiels inexplorés et inexploités des ressources humaines.

Toute entreprise, structure est constituée d’humains. Ces derniers constituent une ressource indéniable pour l’entreprise ou la structure.

Comme nous venons de le voir, la méfiance vis-à-vis de la complexité humaine entraîne une gestion faussée en voulant formater les humains à la philosophie de l’entreprise. Arrêtons de vouloir adapter l’humain au travail, adoptons l’attitude inverse, bien plus créatrice et féconde. 

L’humain est porteur de beaucoup plus de potentialités que nous voulons souvent lui en attribuer. L’application de nouvelles formes de management comme le management bienveillant, le management collaboratif, le management horizontal rendent les entreprises plus solides, plus performantes, plus résistantes aux difficultés. De nombreuses études montrent l’impact sur le rendement des entreprises qui misent sur l’humain. Pour ceux et celles qui veulent creuser cet aspect, je renvoie à l’enquête de Paul R.Ray et Sherry Ruth Anderson dans l’émergence des Créatifs Culturels, au docteur Philippe Rodet et Yves Desjacques dans le management bienveillant, au philosophe Abdennour Bidar dans les Tisserands ou bien encore Jacques Lecomte dans les entreprises humanistes pour n’en citer que quelques-uns.

Sortons de la théorie et venons-en à la pratique en donnant quelques exemples avant de structurer les objectifs à viser et les leviers humains bénéfiques à la bonne marche de l’entreprise.

Mettre en place un accompagnement à la Qualité de Vie et Conditions de Travail, c’est permettre à tout humain exerçant dans sa structure d’être bien dans sa peau. Et quand une personne est bien dans sa peau, dans ses baskets, elle n’en sera que plus créative, productive, engagée et collaborative dans l’exercice de son travail !

Une personne bien sa peau au travail ne va pas freiner la bonne marche de son entreprise par un absentéisme important, par une démotivation, par une tendance à créer des conflits pour se venger de son mauvais traitement. Qui plus est, elle va apporter une meilleure contribution et s’engager beaucoup plus dans la réussite de l’entreprise. Cela peut sembler logique. Mais se sentir bien au travail ne se décrète pas, des conditions sont nécessaires pour favoriser cette perception et cela implique un travail constant car il ne faut pas grand-chose pour détériorer une ambiance de travail ou détruire la confiance qu’il a fallu du temps à construire. Nous savons tous combien la réussite d’une négociation commerciale, le travail d’équipe, la collaboration fluide tiennent à un savant mélange et en particulier à la qualité de la communication, de la reconnaissance et de l’empathie entre les personnes en jeu.  

Prenons un exemple précis. Nous sommes tous témoins de la « fragilité » et « sensibilité » de certains services d’accueil. Par son rôle, c’est un lieu privilégié de connexion entre la structure et le monde extérieur. Il est une vitrine de la structure. Les services publics sont un bon exemple de cette carence dans le prendre soin des personnes qui doivent jouer le rôle d’intermédiaire, de tampon et qui se retrouvent souvent à jouer le rôle de fusible entre le public et la structure institutionnelle qu’elles représentent. Si nous élargissons notre propos, chaque poste, chaque fonction, chaque rôle porte son lot de tensions, de difficultés. Les prendre en compte et les réduire va entraîner un bénéfice réel et pérenne sur la qualité de production mais aussi sur la santé de chacune et chacun. Ces difficultés propres peuvent être réduites de façon directe en améliorant l’organisation, la collaboration, la coordination et la communication. C’est un premier axe possible d’intervention.  Un autre axe plus transversal aidera également à alléger les difficultés propres à chaque fonction. Cet axe vise à améliorer le relationnel souvent défectueux, car laissé en friche, qui concerne les perceptions de non-reconnaissance, de manque de soutien qui affectent grandement les capacités réels de travail, fragilisent les personnes et ouvrent la porte à une détérioration progressive et assurée de la qualité de vie au travail.

Vous allez me dire qu’« être bien dans sa peau », c’est bien gentil tout cela, une entreprise ce n’est pas le monde des bisounours ; une entreprise et même une structure publique doit être rentable.  C’est tout à fait juste mais la rentabilité sera de fait très défectueuse et fragilisée si les personnes qui doivent y contribuer ne sont pas bien dans leur tête, dans leur corps… Alors concrètement ?

Le but est de faciliter et participer à la bonne santé et au bien-être des personnes qui travaillent dans l’entreprise ou structure. J’emploie volontairement le terme de but et non d’objectif car cela va dépendre aussi de l’investissement de chacune et chacun dans ce processus. (voir explication ci-dessous)

Un but : cela ne dépend pas que de nous, ce n’est pas totalement sous notre contrôle. Par exemple : avoir une augmentation de salaire est un but car ce n’est pas entièrement sous votre contrôle, l’accord de votre supérieur et la validation par l’entreprise est nécessaire.

Un objectif : c’est quelque chose qui est totalement sous notre contrôle, qui est mesurable, quantifiable, réaliste, réalisable et circonscrit dans le temps, si nous parlons des objectifs SMART. Par exemple : pour reprendre l’exemple au niveau du but, je prends rendez-vous avec mon chef pour lui demander une augmentation d’ici la semaine prochaine.

Pour se diriger vers ce but, des objectifs précis peuvent être posés. Ces objectifs seront des leviers qui favoriseront un meilleur rendement de l’entreprise ou la structure.

Comme nous sommes dans le champ des savoir-être, nous touchons à des notions qui fonctionnent en système, qui sont liées les unes aux autres, s’interpénètrent et s’influencent mutuellement. De ce fait, les objectifs que nous allons aborder se recoupent et fonctionnent ensemble. C’est juste pour la clarté du propos qu’il est judicieux de détailler ces objectifs.

Voici quelques-uns des objectifs et les leviers associés :

Nous pouvons mettre un certain nombre d’objectifs sous le vocable « prendre soin de soi, de sa santé ». Nous pouvons nous appuyer ici sur la pyramide des besoins de Maslow avec ces différents étages.

Dans les besoins physiologiques, prenons l’exemple du besoin de repos pour se régénérer. La surcharge de travail, le stress excessif vient entamer ce repos nécessaire. L’absence de repos entraîne des erreurs dans l’exécution des tâches, augmente le risque d’accidents du travail, la chute des capacités intellectuelles. Mais comme nous sommes dans un système, nous pouvons nous dire que la surcharge de travail qui entame le repos est due entre autres choses à une difficulté à poser des limites. Nous sommes alors dans un besoin psychologique non respecté. Ne pas poser de limites, être corvéable à merci est préjudiciable et pour la personne et pour l’entreprise à long terme car la personne finit par craquer et devient inapte à travailler. Le manque d’assertivité est dommageable pour le salarié comme pour son entreprise. La vue à court terme est un des facteurs aggravants qui abîme la santé des individus. Il est du devoir de l’entreprise de protéger ses salariés contre ce risque. Se mettre en surcharge de travail de façon exagérée est révélateur chez la personne de sa déconnexion d’avec son corps, qui signale, en temps normal, les limites à ne pas franchir. La reconnexion au corps est un chantier à part entière pour la santé et la qualité de vie au travail.  Nous voyons bien à quel point tout est lié et comment le cercle vicieux peut vite s’installer et entamer non seulement la santé de l’individu et avoir des répercussions sur l’entreprise par des erreurs, des accidents, une démotivation, un absentéisme… Dans les besoins psychologiques, les perceptions d’insuffisances ou de manques dans les champs de la reconnaissance, de la sécurité ou/et de l’appartenance engendrent des « fragilités » qui vont se répercuter directement dans le champ professionnel par des problèmes de communication qui peuvent se cristalliser dans des conflits larvés, par une démotivation et désaffection du travail, voire un absentéisme abondant. Cela marque un dysfonctionnement qui demande à être réglé et suppose la réintroduction d’une confiance et le respect des besoins humains déficitaires. Nous sommes évidemment dans les champs concernant le relationnel et la communication.

Nous pourrions aborder également tout ce qui renvoie à l’organisation qui est souvent trop chronophage et mal articulé car trop enfermé dans des process qui par leur rigidité manquent d’humanité. Trop de hiérarchisation déresponsabilise et supprime l’envie de collaborer à la vie de l’ensemble. Plus de communication et de coordination dans une dynamique participative permet de remettre en jeu la motivation de contribuer au but de son entreprise. Ce serait à développer, je renvoie aux autres articles sur les outils et solutions.

Notons en conclusion que c’est évidemment engageant car cela suppose une plus grande transparence et honnêteté dans la gestion humaine de l’entreprise ou de la structure. Faire de la qualité de vie au travail efficace présuppose l’assise sur des valeurs humaines fortes et respectées. C’est donc exigeant mais c’est le prix de la réussite assurée in fine.

Tout groupe humain, comme c’est le cas d’une entreprise, est un système. Agir pour améliorer un des éléments du système va modifier et améliorer, de fait, l’ensemble du système.

C’est être dans du « gagnant-gagnant », ce qui présuppose un engagement de part et d’autre pour avancer ensemble pour le bien de chacune et chacun, ainsi que de l’ensemble qu’est l’entreprise ou la structure.

La Qualité de Vie et Conditions de Travail, est-ce possible?

La Qualité de Vie et Conditions de Travail, est-ce possible?

D’un côté, on parle des RPS (risques psychosociaux), de l’autre, la QVCT est devenue une obligation. Certains disent que cette dernière masque les vrais problèmes et difficultés en argumentant qu’il ne suffit pas d’installer une salle de repos pour le bien-être des salariés, un babyfoot, un atelier de ceci ou de cela pour changer les comportements et améliorer l’environnement de travail.

Qu’en est-il réellement sur le terrain ?

En effet, pour une meilleure qualité de vie et conditions de travail, il ne suffit pas d’installer une vitrine du Bien-être de l’entreprise ou de la structure.

L’obligation d’inscrire la QVCT dans le concret a ses côtés pervers, même si cela peut partir d’un bon sentiment ou d’une certaine volonté de changement.

Alors, faut-il ne rien faire ? Faut-il laisser tomber toute initiative qui irait dans le sens d’une meilleure qualité ?

Non !

Même si des initiatives balbutiantes émergent, osons proposer des temps et espaces pour entamer ce chemin.

Améliorer la Qualité de Vie et Conditions de Travail passe par des solutions simples à mettre en œuvre mais qui demandent un apprentissage régulier et un accompagnement.

Idéalement, pour améliorer la QVCT, il est nécessaire d’implanter un changement de vision avec la mise à disposition de réels moyens sur le long terme pour que de nouvelles pratiques et comportements s’installent durablement.

Il est bon également que le pôle décisionnaire de la structure ou de l’entreprise s’engage clairement dans le changement et que ce dernier soit accompagné. Car tout changement demande une phase d’acclimatation, de mise à l’épreuve, d’explication et d’accompagnement.

En tout cas, le leitmotiv suivant doit être le moteur de ce changement :

Améliorer la Qualité de Vie et Conditions de Travail,

c’est remettre l’humain au cœur du fonctionnement de la structure.

Cette formule peut sembler une belle image publicitaire, pleine de bon sentiments.

Avant de développer et d’aborder concrètement comment faire pour remettre l’humain au cœur, prenons un peu de hauteur pour relever certains enjeux fondamentaux qui sont à prendre en considération dans tout groupe humain.

Toute entreprise, structure professionnelle est un groupe constitué d’humains qui coopèrent à un objectif commun comme concevoir un produit ou délivrer un service.

L’entreprise au sens large est constituée, pour une part, d’une organisation qui a des process, des systèmes pour réaliser cet objectif commun et d’autre part d’humains qui vont collaborer à celui-ci.

L’organisation et les humains sont les deux pôles à considérer et choyer pour une vie harmonieuse de l’entreprise.

Souvent les entreprises et structures en difficultés ont des maux dans ces deux pôles !! Et les deux sont à soigner ; au risque que l’un continue de rendre malade l’autre, si l’un des deux est négligé !

Prendre soin de l’organisation : c’est explorer les dysfonctionnements du système comme un management inadéquat, des priorités mal définies, des lourdeurs organisationnelles inutiles, un manque de communication ou concertation, …

Prendre soin de l’humain : c’est prendre en considération les besoins fondamentaux individuels et collectifs, c’est rendre partie prenante chacune et chacun…

Tout cela est une évidence, direz-vous. Il est pourtant essentiel de le reposer.

Regardons de plus près maintenant et concrètement comment faire pour améliorer la Qualité de Vie au Travail.  

Explorons en premier lieu, le pôle humain :

– Un salarié ne se définit pas uniquement par ses diplômes et ses compétences en lien avec le poste qu’il occupe. Il est lui-même un système complexe fait de son histoire, de ses vécus, ce qui le rend unique et insaisissable à la fois. Il réagit aux situations de travail en fonction de tout ce bagage personnel.

– Tout salarié est en interaction avec d’autres, que ce soient des collègues, un N+1, des N-1, … Par sa place dans l’entreprise, on lui demande d’avoir un rôle, une posture qui sont des attendus qui viennent se superposer à qui il ou elle est. Cela suppose de porter une sorte de costume qui va plus ou moins bien à la personne car ce n’est pas ici liés à des savoirs mais plus à des savoir-être qui sont de plus en plus mis en avant aujourd’hui. Ces savoir-être sont par ailleurs plus délicats à acquérir car ils sont en interaction avec ce qui constitue la personne en profondeur.

– Les deux éléments précédents visent à mettre le doigt sur le fait que l’identité de chaque personne se doit d’être prise en compte et qu’il est illusoire de vouloir formater un salarié comme on va formater une machine. Cela semble logique. Pourtant, nous cherchons souvent à forcer telle personne à rentrer dans telle cadre. Si elle y rentre, c’est soit que le cadre est proche ou adapté à la personnalité réelle, soit que cette dernière se contraint à y rentrer au risque de se perdre elle-même en étant quelqu’un d’autre qu’elle-même !

– Nous sommes encore trop formatés, désireux d’entrer dans des cadres imposés !! Les nouvelles générations qui arrivent sur le marché du travail refusent ce formatage, à juste titre. C’est une raison supplémentaire pour revenir à des valeurs qui respectent l’humain.

La vision basée sur « c’est à l’individu de s’adapter au travail et non l’inverse » est encore trop majoritaire et est un facteur générateur d’épuisement professionnel et de burnout. Pour sortir de cette impasse, il faut donc remettre l’humain au cœur du dispositif. Pour cela, il est indispensable de s’en donner les moyens :

  • Premièrement, il nous faut réapprendre à nous écouter : écouter les messages de notre corps. Notre corps est notre véhicule, c’est lui qui nous informe de notre état intérieur, tant au niveau physique que psychique, émotionnel, … S’écouter ! Savez-vous le faire ? Nous l’avons oublié. C’est simple mais cela demande d’installer de nouvelles habitudes.
  • S’écouter va permettre de repérer nos besoins réels, ceux que nous ignorons ou avons mis de côté ou même avons refusé d’entendre.
  • L’écoute va de pair avec l’acceptation de ce qui est là en nous, nos manques, nos besoins. Sans acceptation, nous sommes dans le refus d’entendre et nous empêchons la prise en compte et la résolution de nos besoins carencés.
  • Par exemple, si nous faisons plaisir à tout le monde, nous n’avons pas de limites, nous nous épuisons et attirons à nous les sollicitations, ce qui finit par nous épuiser et nous met dans l’incapacité de faire notre travail correctement. Pour accéder au besoin de respect de soi et être capable de poser de saines limites, la personne doit parcourir tout le chemin développé dans les trois points précédents.  
  • L’observation de Soi, la reconnexion avec son corps sont les deux premiers axes incontournables qui devraient être enseignés à tout un chacun. Ces axes vont de fait permettre à la personne de mieux prendre soin de sa santé. Sans la santé, le travail est rendu difficile ! 
  • L’observation de Soi et la reconnexion avec son corps vont également donner accès au champ émotionnel qui est la base de toute communication. Et nous savons, combien la mauvaise communication est un fléau dans tout groupe humain.
  • L’intelligence émotionnelle est une intelligence en déficit dans la plupart des groupes humains. L’investir, c’est donner une plus-value au succès de l’entreprise.

Nous pourrions développer beaucoup plus ces points. De nombreux outils et démarches permettent d’investir l’observation de Soi, la reconnexion à son corps, l’investissement de son émotionnel.

Explorons le deuxième volet, l’organisation. Si nous insufflons de l’humain avec le premier volet, le deuxième volet se transformera de fait, si le cadre, l’ossature de l’entreprise est prête à s’alléger, à redonner de la souplesse pour conserver ce qui fait sens et éliminer ce qui sclérose ou ralentit le bon déroulement du process de l’entreprise.

– Attention, il n’est pas évidemment de remettre en cause le système en place. Tout le monde y est habitué, même s’il est inadéquat, on préfère souvent le conserver car c’est le connu que d’aller vers l’inconnu.

– Ce deuxième volet peut être mis en œuvre en allant investiguer :

  • La question du sens de ce que nous faisons,
  • De l’essentiel à garantir,
  • Des priorités souvent oubliées et qui sont à réinvestir.
  • Au fond, c’est remettre de la vie, du sens. Faire cela ne fera que favoriser une meilleure cohésion et collaboration entre tous les acteurs de l’entreprise.
  • C’est un travail de fond qui ne se décrète pas. Il se prépare, se discute et doit être accompagné pour ne pas déclencher un effet boomerang et un retour en force de l’ancien mode de fonctionnement. Combien d’entreprises se retrouvent en difficulté en ayant voulu décréter le désir de devenir une entreprise flexible sans préparation, sans transition, sans accompagnement ni formation.

Là aussi il faudrait développer beaucoup plus. La notion de confiance envers l’ensemble des acteurs de l’entreprise est aussi primordiale. Je renvoie à la notion d’entreprises humanistes développé par Jacques Lecomte et bien d’autres. Ceci se veut une approche brève et concise de ce qui forge mes convictions, ma vision des incontournables, l’esprit et le cadre dans lequel j’interviens dans les structures.

Apprenons à prendre soin de nous, c’est un risque mesuré à prendre ! Oserez-vous le prendre pour votre santé … et celle de votre entreprise…

Ma meilleure astuce pour appliquer de bonnes résolutions

Quand je me suis retrouvé face au défi de proposer ma meilleure astuce pour appliquer mes bonnes résolutions, je me suis dit que ce n’était pas pour moi, qu’une astuce ne pouvait pas, à elle seule, venir à bout du long travail à opérer sur soi pour réussir à appliquer des résolutions aussi bonnes soient-elles.

Mais, j’ai trouvé que le défi valait le coup d’être relevé car la demande d’astuce reste néanmoins légitime.

Je vais commencer par exposer les difficultés que je repère dans le fait de proposer une astuce qui serait la meilleure pour appliquer nos bonnes résolutions. Cela permettra de clarifier mon positionnement et de définir ce que je vais proposer comme astuce spécifique.

La notion de temps

La première difficulté est celle du temps. Nous sommes dans un monde où tout va de plus en plus vite et où nous cherchons les solutions les plus efficaces et les plus rapides pour être au top, pour toujours faire plus, pour correspondre à ce que l’extérieur attend de nous… mais comme le disait si bien l’écrivain Paul Morand (1888-1976), « le temps ne respecte pas ce qui se fait sans lui » ou comme le dit cette image, « ce n’est pas en tirant sur une plante qu’elle poussera plus vite ». La quête de la meilleure astuce cache souvent le désir idéal d’avoir un outil rapide et efficace. L’humain, comme les plantes, poussent à leur rythme, ce qui est loin d’être celui du rythme rapide que nous souhaiterions parfois.

Notre vision du monde et nos freins

La deuxième difficulté est centrale, elle est liée à nos freins personnels. Nous nous sommes construits à partir des expériences vécues dans notre petite enfance auxquelles nous avons dû faire face sans tout l’attirail conceptuel et langagier qui se développeront plus tard. Le petit enfant qui est dépendant de son entourage va devoir trouver des réponses à toutes les expériences et les événements qu’il rencontre pour survivre et bâtir sa personnalité faite de croyances, de valeurs et de comportements. Tout ce processus – je ne rentre pas dans tous les détails ici – va créer une vision du monde à partir de ces filtres et de comment il a ressenti ce qu’il a vécu. Cette vision va se cristalliser et se fixer de façon définitive. Même s’il est possible de transformer cette vision du monde et d’apprendre à faire avec par un travail profond de connaissance de soi et de transformation, toute notre vie, nous aurons à gérer cette vision du monde initiale qui restera à jamais présente et active. Beaucoup d’approches mettent des pansements sur les blessures sans la soigner. Un léger mieux se fait sentir un certain temps mais la plaie n’est pas soignée et la douleur va refaire surface. Ceci signifie qu’il est essentiel d’apprendre à se connaître pour décrypter les freins issus de notre vision spécifique du monde. Nous pourrons vouloir mettre en œuvre toutes les bonnes résolutions du monde, elles ne tiendront pas dans le temps si, premièrement, nous n’avons pas dépisté les freins essentiels qui nous constituent ; si deuxièmement, nous n’avons pas appris à faire avec ; et si troisièmement nous ne savons pas comment les transformer en ressources.

Pour illustrer cela, voici des histoires qui permettent de mesurer comment l’implication d’événements passés structure la vision du monde et continue d’impacter la vie une fois adulte :

– C’est l’histoire vraie d’un petit garçon qui est sur la plage avec sa sœur et son père. Le père ne s’intéresse qu’à la fille. Le garçon décide d’être le meilleur pour attirer l’attention. Adulte, il ne comprend pas qu’il réussisse tout ce qu’il entreprend.

– Jean a été séparé de sa mère à la naissance, séparation due à une dépression de sa mère. Il a vécu un manque affectif. Adulte, il passe son temps à combler le manque en ayant une intense activité intellectuelle et par des occupations incessantes.

– Jacqueline a un frère moins brillant qu’elle. Elle réussit à tous les examens et a une intelligence très vive. Elle en est culpabilisée, d’autant que la famille lui reproche tacitement d’écraser son frère par sa réussite. A 40 ans, elle a d’importantes responsabilités professionnelles, qu’elle remplit avec une grande efficacité, mais dans la confusion intérieure, dans le tourment permanent d’écraser les autres, d’usurper une place qui n’est pas la sienne. Elle a pris sur elle la destinée de son frère !

A partir de leur blessure respective, de ce qu’on leur a fait, chacune de ces personnes a décidé quelque chose qui était nécessaire sur le moment pour ne pas être détruite mais qui est devenu un schéma complexe. Et maintenant, tout ce que ces personnes vivent est passé au crible de leur vision du monde. Cela est ancré très profondément dans leur mémoire cellulaire et leur corps s’en souvient. Je renvoie aux études d’Arthur Janov et à son livre le cri primal.

Changer fait envie et peur à la fois

A cette difficulté est liée la question du changement. Changer vraiment nous attire. Nous voudrions changer nos vieilles habitudes, c’est le moteur qui nous incite à prendre de bonnes résolutions. Mais pourquoi ne tiennent-elles pas le plus souvent ?

Changer nous fait tout autant peur que cela nous fait envie. Pourquoi ? Tout simplement parce que notre inconscient veut nous protéger et nous éviter de revivre tout ce qui a constitué des expériences désagréables ou perturbantes. Une de ces premières expériences est notre naissance qui nous a fait passer d’un cocon, où tout nous était fourni en continu de façon automatique (nourriture, chaleur, confort, etc.), à un monde où nous sentons que tout change (température, présence et absence de nourriture, luminosité ou le noir, etc.). L’inconscient gardant la mémoire du vécu n’apprécie donc pas la nouveauté, le changement et souhaite faire perdurer le connu, même si le prix à payer à rester identique est lourd. Ainsi, changer n’est pas si simple. Il serait nécessaire de déployer beaucoup plus toutes ces notions mais ce n’est pas le but ici.

Nous sommes tous différents

Enfin, je relève un dernier point qui concerne le fait que nous sommes tous différents. Nous pouvons nous poser la question suivante : est-ce qu’une astuce peut fonctionner pour tout le monde ? A priori, non. Pour la simple raison que chaque astuce fait généralement appel à un certain type de fonctionnement : la logique, l’imaginaire, l’intuitif, le visuel, l’auditif, le kinesthésique… Chaque astuce sera donc plus adaptée aux personnes réceptives au type de fonctionnement utilisé par celle-ci. Par conséquent, certaines astuces marcheront mieux avec certaines personnes et pas avec d’autres.

Malgré ces difficultés, je vais vous proposer une piste qui va s’adresser à tous. Si j’affirme qu’elle s’adresse à tous c’est parce qu’au fond il ne s’agit pas d’une astuce, d’un truc au sens strict qui serait adapté à certaines personnes et pas à d’autres. Je me situe là au niveau des principes qui sont applicables à tous. C’est plus une attitude, un positionnement à adopter en amont des astuces ou outils que vous pourrez tester ensuite. Un autre argument est le fait que l’observation de soi ne s’appuie pas sur un type de fonctionnement particulier. Bien au contraire, il vise à les transcender tous. Notre façon particulière de voir le monde par le biais de nos types de fonctionnement privilégiés réduit et restreint notre appréhension de celui-ci.

L’observation de soi

Vous avez pu saisir, grâce à ce qui précède, la vision qui sous-tend ma façon d’accompagner les individus et les collectifs. Au fondement, à la base de cette vision se situe une attitude nécessaire et utile pour progresser dans sa vie, apprendre à se connaître et se réaliser au mieux : c’est l’observation de soi.

C’est ce qui nous permet de nous révéler à nous-mêmes et nous aide à nous réajuster constamment au jour le jour. Car comme une plante pousse, se transforme, nous évoluons, nous devons faire face à de nouveaux défis, nous avons sans cesse à nous adapter. L’observation de soi nous permet de nous réajuster perpétuellement. Cette attitude nous aide à appliquer n’importe quelle astuce que vous pourrez trouver par ailleurs. Elle nous permet de prendre du recul tout en restant complètement connecté à ce que nous ressentons sur le moment. Elle fait tenir ensemble deux postures : celle d’être comme une caméra extérieure à nous-mêmes qui nous observe et celle qui reste en contact avec notre vécu et ressenti. C’est cette prise de recul tout en restant au contact réel de ce que nous vivons, ressentons, qui nous permet de nous désolidariser d’aspects qui nous perturbent et évite d’être comme happé par cet élément perturbateur. Ce recul nous rend capable d’analyser relativement sereinement la situation. Il nous redonne la capacité de pouvoir décider sans être complètement englué dans la situation difficile. En théorie, cela peut sembler simple. Mais en pratique, cela demande du temps, de l’entraînement. Comme pour toute chose, nous ne devenons pas experts en une seule fois. C’est la répétition et la persévérance qui vont ancrer de nouvelles habitudes, de nouvelles attitudes face à ce qui nous arrive. En acquérant cette habitude, vous vous équipez d’un outil universel qui sera un soutien pour pouvoir mettre en application toutes les autres astuces que vous pourrez trouver pour appliquer vos bonnes résolutions. Quand viendra une difficulté pour persévérer dans l’usage de l’astuce pour appliquer vos bonnes résolutions, vous pourrez faire appel à l’observation de soi pour mesurer, saisir, appréhender ce qui est en jeu, ce qui se passe en vous, ce qui vient résister en vous. Le recul offre l’observation de soi vous permettra de poser une juste distance vis-à-vis de la difficulté et vous aidera à prendre la décision la plus à même à renforcer votre persévérance, à réajuster votre engagement à appliquer vos bonnes résolutions. Cela peut aussi vous amener à comprendre que la résolution choisie n’était peut-être pas la bonne ou pas adaptée à ce moment précis de votre vie. Sans jeter le bébé avec l’eau du bain, vous pourrez modifier ce qui est nécessaire pour réorienter votre résolution enrichie par cet éclairage de l’observation de soi. De plus, ce travail d’observation donnera à cette réorientation non pas le visage de l’échec de votre résolution mais le visage d’une connaissance nouvelle sur vous-mêmes.

Comment s’observer ?

Pour être dans une observation juste de soi-même, il est nécessaire à la fois de rester connecté à soi-même, pour ressentir ce qui se passe en soi comme les sensations, douleurs, ressentis, émotions ; et à la fois mettre une partie de soi à distance qui va observer et se désolidariser du vécu pour pouvoir le regarder de façon neutre, c’est-à-dire sans porter de jugements sur les aspects que nous ressentons cités ci-dessus. Cette partie qui se met en observation n’est pas en soi le mental, puisque celui-ci a pour rôle de juger les situations. Cela ne signifie pas qu’il en soit absent. Il est même nécessaire. Mais il n’est pas tout seul. Nous avons perdu l’habitude de mettre en œuvre cette composante spécifique de l’observateur. Pour la retrouver et qu’elle soit efficiente, nous avons besoin d’entraîner notre esprit à redécouvrir cette posture particulière d’observateur neutre, qui observe tout ce qui se passe sans poser ni des jugements, ni des conseils, ni de laisser nos réflexes habituels prendre le relai. C’est une position difficile d’autant qu’il s’agit de rester en contact avec le vécu intérieur qui entraîne de fait, naturellement, des réflexes de défense ou d’attaque ou de repli. Ces trois réflexes puissants orchestrés par notre cerveau reptilien. Donc, c’est en pratiquant régulièrement que nous acquérons la véritable posture de l’observateur en passant par des phases où le naturel reprend le dessus, puis nous en prenons conscience et nous reprenons notre poste d’observation, jusqu’à la prochaine chute et ainsi de suite.

Donc oui, il est simple de s’observer car nous n’avons besoin d’aucun outil extérieur mais c’est compliqué à mettre en œuvre, car nos habitudes sont bien ancrées. Pour faciliter ce travail, vous pouvez observer votre respiration sans la transformer. C’est une porte d’entrée royale pour apprendre à observer et qui nous est constamment accessible sans le besoin d’outils et de conditions particulières, puisque nous ne pouvons pas vivre sans respirer.

Concrètement, voici quelques consignes pour vous aider à observer votre respiration :

– Fermez les yeux, cela facilite la focalisation sur votre objet d’observation en vous coupant de tout ce qui est extérieur et peut vous perturber visuellement.

– Soyez à l’écoute de votre ressenti intérieur. Vous allez être attentif ou attentive à tout ce que la respiration entraîne comme mouvement à l’intérieur de vous que ce soit l’inspiration et l’expiration, mais aussi les sensations de l’air qui entre et sort du corps, les mouvements musculaires liés au corps qui s’expanse à l’inspiration et se rétracte à l’expiration.

– Le tout sans modifier sa respiration ce qui n’est pas si simple car nous avons le réflexe quand nous observons notre respiration de la canaliser en lui donnant un rythme régulier.

– Observez en laissant la respiration avoir son rythme naturel qui va peut-être vous gêner car vous la trouverez peut-être trop saccadée, trop rapide, trop lente ou bien encore trop irrégulière. Vous entrez alors dans cette double posture d’observation neutre et d’accueil du ressenti procuré par la respiration qu’il soit agréable ou non.

En vous focalisant ainsi sur la respiration, vous devenez observateur ou observatrice. Une fois bien acquis, vous pouvez commencer à observer d’autres choses comme l’observation d’une douleur, d’une émotion, d’une situation ou d’un vécu.

Testez, continuez au-delà des chutes. Comme pour apprendre à marcher, vous êtes tombés souvent avant de trouver un équilibre stable et durable.

Cet article participe à l’événement « Votre meilleure astuce pour appliquer vos bonnes résolutions » du blog Devenez meilleur. J’apprécie l’approche d’Olivier Roland et mon article préféré de ce blog est celui-ci. Cliquez ici pour voter pour mon article si vous l’aimez !

La place de l’entreprise dans le développement humain de ses salariés

Dans l’article “le management bienveillant, illusion ou réalité?”, je développe ce que l’entreprise peut mettre en place pour bénéficier d’un management bienveillant. J’y insiste sur le travail sur soi et ce qu’il est nécessaire que l’entreprise mette en place. A sa lecture, nous pourrions penser que l’entreprise se trouve dans la posture d’être celle qui apporte tous les outils pour le bien-être de ses salariés. Cela pourrait donner à penser que l’entreprise se retrouve de nouveau dans une posture paternaliste où celle-ci doit assurer toutes les conditions nécessaires pour que ces salariés vivent le mieux possible, y compris en dehors, dans leur vie personnelle.

Cet article vient apporter un éclairage sur ce point pour lever une éventuelle ambiguïté.

L’entreprise, un acteur parmi d’autres

L’entreprise est un acteur parmi d’autres et ne doit en rien se substituer aux autres institutions et à la responsabilité de chacun pour mener sa vie à bien. L’entreprise doit prendre sa place, sa juste place. Car en effet, elle a bien un rôle à jouer et je dirai même une responsabilité. Elle se doit de créer une atmosphère propice au travail qui ne peut être que bénéfique au bon déroulement de la vie de l’entreprise.

Elle est donc en devoir d’apporter à ses salariés les moyens d’exercer leurs compétences professionnelles dans les meilleures conditions possibles. Même si aujourd’hui la technologie prend une place importante dans le monde du travail, elle ne supprimera jamais le fait que ce sont, pour l’instant, des humains qui gèrent les machines et la technologie. Les rapports humains sont au cœur du fonctionnement de toute entreprise.  Et c’est l’entreprise et en particulier ses dirigeants qui posent les règles de gestion des rapports humains. A la fois dans l’article cité, j’évoque comment ces règles doivent être redéfinies pour de meilleures relations (sortir du système hiérarchique et pyramidale, mettre en place des rapports de co-travail, de collaboration, de responsabilités partagées…) mais aussi le fait qu’il est nécessaire de former les salariés à une meilleure connaissance de soi pour savoir mieux gérer les relations à autrui. C’est sur ce deuxième volet que l’ambiguïté peut surgir.

Autant il semble logique qu’il revient à l’entreprise d’organiser sa façon de travailler et les règles de fonctionnement. Autant, cela semble plus délicat d’aborder la question du travail personnel qui déborde de la sphère purement professionnelle.

Il est vrai que nous pouvons penser que l’entreprise a juste à poser le cadre et n’a pas à intervenir dans la complexité de ce qui concerne les rapports humains. Après tout, cela n’est-il pas de la responsabilité de chacun d’apprendre à vivre avec les autres, à savoir gérer les relations. Pourtant dans la réalité, nous savons bien que ce volet ne peut être renvoyé dans le domaine privé. Si les entreprises veulent gagner en réputation, ne pas perdre inutilement de l’argent dû à la mauvaise gestion du personnel, …, elles ont le devoir de former leurs salariés à de bonnes attitudes de travail. Tout le monde est gagnant dans cette histoire, l’entreprise et le salarié si cette démarche est faite de façon transparente et responsable.

Néanmoins, l’entreprise n’a pas à devenir un super-thérapeute de ses salariés !!!

Ce qui doit être apporté, aura nécessairement des répercussions positives sur la vie privée des salariés comme un bonus. Mais le but visé est bien que les formations sur la connaissance de soi apportent de meilleures relations au sein de l’entreprise.

L’apport de formation que j’évoque demande un travail important et surtout dans la durée. Mais une limite est à poser. Toutes les formations doivent viser des résultats spécifiques dans le fonctionnement des relations et de l’organisation au sein de l’entreprise.

Il est clair que ces formations peuvent faire surgir chez les salariés une volonté d’approfondir des points qui leur posent problème. Mais ce ne sera pas à l’entreprise de prendre en charge des formations trop spécifiques si elles n’ont pas d’impact direct sur l’entreprise.

La responsabilité de chacun

Comme je le précisais dans l’article, il n’existe pas d’entreprise idéale ni de salarié idéal !!

Le salarié qui se rend compte qu’il a besoin de travailler plus sur lui pour être mieux dans sa peau et dans son travail se doit de chercher par ses propres moyens des solutions et ne peut pas attendre tout de son entreprise. Des solutions nombreuses existent aujourd’hui d’accompagnement pour faire un travail sur soi, soit de façon spécifique sur un domaine ou de façon plus approfondi si c’est nécessaire et désiré par la personne.

Il est primordial que les entreprises sachent où doit s’arrêter leur participation pour ne pas jouer un rôle qui ne serait plus le sien. L’entreprise n’a pas à jouer un rôle paternaliste à outrance envers ses salariés. Elle a juste à créer et mettre en place les conditions de travail. Il est clair qu’aujourd’hui, nous sommes encore loin du compte et les entreprises sont souvent perdues dans le foisonnement d’offres de formations qui ne répondent pas forcément aux besoins ou qui sont choisis pour utiliser le budget formation sans qu’il soit réfléchi à long terme et planifié. L’urgence dans laquelle sont les entreprises, le manque de recul et de temps sur ce qui est essentiel à mettre en place les handicapent. Les entreprises ont besoin d’aide et de structures sérieuses qui leur proposent un plan ambitieux et à long terme.

Les salariés ont aussi à prendre leur vie en main et ne pas compter exclusivement sur l’entreprise pour se former à la connaissance de soi. Le développement des “happiness  officer”, de la QVT, des instances qui surveillent le bien-être au travail pourraient faire croire que le bonheur des salariés est assuré et qu’il n’y aura pas besoin de se former.Recherches utilisées pour trouver cet article:quelle place pour l\humain en entreprise